Récit de course : Paris Versailles 2011

J’ai réussi à récupérer cet article de l’ancienne version du blog, je le remets ici sur cette nouvelle version. Ce n’est pas d’actualité mais pour préparer les courses de printemps, ça récit peut toujours servir !

Ainsi donc dimanche dernier, l’événement a-t-il enfin eu lieu : la course du Paris Versailles.

Une course qui a en réalité débutée bien avant, en fait au moment même de mon inscription sur le site officiel.

S’en était suivie une longue phase de préparation, plus ou moins assidue. Plus moins d’ailleurs.

Ca aura été ma quatrième course, la dernière datant d’il y a un an et demi. C’était un 10 km dans Paris. Celle-ci sera la plus longue, avec ses 16 km et ses côtes bien gardées ;-)

16 km sera aussi la plus longue distance que j’aurai parcouru lors d’une séance, mon « record » en la matière étant 15km environ en 1h40, mais dans une sortie très tranquille.

Il y aura donc des records battus ce matin. Donc un moment historique dans l’histoire de ma course à pied. La vidéo et le récit dans la suite dans ce billet.

Un temps excellent se situera en dessous de 1h30, entre 1h30 et 1h45 c’est un temps superbe et qui force le respect, et au delà de 2 heures on est dans le « on fera mieux la prochaine fois » même si ça reste honorable bien entendu, pour peu d’avoir pu terminer l’épreuve.

Etat d’esprit, état du corps

Le mental, je l’ai dit, est le principal moteur pour endurer une telle épreuve. Le Paris Versailles est une course difficile, reconnue et qui ne laisse pas la place au hasard. Le mental à l’approche de la ligne de départ sera le point le plus fort. De ce côté là, tout aura été. Avec une envie farouche d’en découdre ;-)

Le corps lui, devait suivre aussi. Pas de courbatures, les jambes légères, les sentant solides, pas d’impression de se trainer. Tout doit répondre du tac-au-tac. Les membres aériens, un souffle libéré et fluide (ce que je répète à mes élèves de yoga).

Et ce fut le cas. Les derniers jours auront été tranquilles, une préparation en forme de fondu enchainé avec des séances piscine relax. De ce point de vue là, le contrat est atteint.

Le matin : arrivée au Trocadéro.

Les affaires fin prêtes (voir billet à ce sujet), à l’heure dite, je saute dans le métro. Alors si vous prenez le métro un matin de course, il ne faut pas s’étonner de croiser des gens de bonne humeur, méga équipés, et déterminés. Arrivé à Bir Hackeim, impossible de se tromper de route, il suffit de suivre la meute.

Le stade Emile Anthoine affiche déjà bien complet, et de suite je me rends dans le vestiaire, guidé par un sympathique agent d’accueil, celui là même qui vous enverra bouler en temps normal. Car c’est ça aussi, le Paris Versailles : les gens sont de bonne humeur. Je n’ai pas croisé une seule personne désagréable. A Paris c’est suffisamment rare pour être signalé.

Sorti du vestiaire, tout habillé, on me guide vers le camion qui prendra en charge les sacs. Ici un peu d’attente, mais toujours dans la bonne humeur. Rendez-vous à mon sac donc dans quelques heures (!) sur l’avenue de Paris. Mise en place de la puce, avec un coureur expérimenté, et j’arrive devant la piste, où déjà beaucoup de monde d’écauffe. On est quand même à une heure du coup d’envoi officiel, et à plus de 1h30 du départ. Je fais trois quatre tours pour réveiller les muscles de mes jambes. A tout petit trot. Réveil en douceur réussi.

10 heures : le départ officiel

Arrivé sous l’esplanade, l’effervescence est à son comble. Les coureurs se sont amassés pour s’élancer avec les premiers. Le présentateur fait monter la sauce. Je me poste sur un côté avec des touristes de je ne sais quel pays pour voir le départ. La vitesse à laquelle l’élite surgit de la ligne est vraiment impressionnante. Les premiers seront arrivés que je ne serai pas encore parti.

10h30 : je prends place dans la file

Direction le sas d’envol. Je jette un dernier coup d’oeil à mon anti sèche sur le détail de la côte des gardes, manière de prendre des repères. J’y crois encore… Encore un bon quart d’heure à attendre. Le départ se fait par vagues de 350 coureurs par minute. Ils sont appelés dans l’ordre « premier arrivé premier parti ». Des hôtesses comptent les candidats et ferment l’accès pour les suivants. Un décompte d’une vingtaine de secondes environ, ils partent, et elles réouvrent le sas pour faire entrer les suivants. Et vingt secondes après, départ. Ainsi toutes les minutes jusqu’à avoir fait passer les 23000 concurrents.

Presque arrivé, le présentateur annonce qu’on a passé les 15000 personnes étant déjà parties. Je serai dans la 51e vague, donc départ à 10h51. Tout est ultra minuté.

J’ai mis en route mes appareils : cardio et podomètre OK, et GPS sur l’Iphone, en route depuis deux minutes, car au moment du départ il ne sera pas possible de déclencher les boutons du GPS, mettre en route mon chronomètre, mettre en marche les MP3, prendre des vidéos tout en se concentrant sur la trajectoire.

Passage dans le sas, le temps d’admirer où on se trouve. Enfin sur la ligne ! Mais ce sera très bref, le décompte : 10-9-8-7-6-5-4-3-2-1 … et le départ !

Le tapis siffle de tout son signal au passage des puces des concurrents, les gens sur les côtés nous acclament, et c’est vite parti. A peine le temps d’ajuster les appareils, de régler l’Ipod, les oreillettes. Et déjà la distance s’écoule sur les quais. Les buildings du 15e, et je me vois déjà en avance de 20 secondes sur ce que je me suis fixé comme rythme dans les premiers kilomètres.

Le départ trop rapide, c’était le premier piège. Mais avec les gens autour, et l’engouement, on ne maitrise pas son rythme au début, il faut se forcer à ne pas accélérer (pour ne pas dire : ralentir …. déjà). De plus le système de départ par vagues fait que vous vous faites dépasser par les plus rapides de la vague suivante, puis plus personne ne double : vous doublez à votre tour, puis de nouveau rattrapé par les plus rapides de la vague encore après … Et ceci jusque dans les côtes !

Les quais : le calme avant la tempête

Les six premiers kilomètres sont plats et ne constituent aucune difficulté particulière. Jusqu’au niveau de l’Ile Saint Germain, les foulées déroulent. Certains accélèrent, comme pour accumuler une avance qu’il sauront précieuse plus tard.

A ce stade (tout de même plus d’un tiers de la course), les dangers sont les suivants :
- sous évaluer la distance, et aller trop vite. Arrivé cramé en bas de la première côte n’est pas intelligent.
- la chaleur, déjà. Il doit être environ 11h30 passé ce premier cap, le soleil fait déjà son effet. J’utilise ma gourde pour m’hydrater le visage, à plusieurs reprises, et l’ombre se trouve sur le côté gauche. Courant sur le côté droit, pour respecter la consigne de laisser les gens dépasser par la gauche, je prenais le cagnard d’Issy en pleine tronche. En me rabattant, j’ai percuté un coureur qui arrivait par derrière, mais sans gravité …. Mais l’ombre était bienvenue.
- maitriser la foulée, et le rythme cardiaque. Cette portion ne présentant aucune difficulté, comme j’ai dit, on la digère en moins de deux. Mais ici c’est le cardio qui parle. A la fin du 5e kilomètre, il culminait déjà à 190, ce qui est à la limite au dessus pour moi de ce qu’il aurait fallu (180, qui traduit une foulée moins pressée). Après avoir avalé une pâte de fruit, les premières difficultés se présentent lorsque le peloton quitte les quais.

6e kilomètre : le début de la montée

Commencent les 2100m de grimpette. J’ai ressassé et revu chaque mètre de cette épreuve. Les gens s’amassent, quelques acclamations, personne n’accélère. Les gens montent en trottinant, en marchant vite. J’ai vite compris sur la première pente à 6.5% que l’enjeu sera encore le rythme cardiaque, les jambes étant encore bien solides. Il va falloir profiter des faux plats pour récupérer, la faire baisser. Et la stratégie paie.

Marche rapide en trottant, en écoutant bien son souffle, en ajustant une foulée courte mais déterminée, pour gravir chaque mètre. Dans les pentes moyennes (celles à 6.5%) ça a bien marché, par contre dans les deux plus pentues (à 9%) il valait mieux faire comme tout le monde : marcher. Et récupérer en marchant vite dans les faux plats. L’avenue royale a été très facile, la fin de la côte des gardes aussi.

Les repères que j’avais préparés ont été raccords avec les distances annoncées par le podomètre sur ma montre. Le 6e kilomètre est bien le début de la montée, jusqu’au 8.1 km exactement.

Une aide hyper précieuse pour ajuster l’effort. J’ai plaint ceux qui couraient sans repère….

Sur les hauteurs, la montée se termine par un coude et à cet endroit une personne s’écriait « Plus que cent mètres ! Plus que cent mètres et la montée est terminée ! Allez ! Allez ! » A la rencontre de ces personnes, je mets le mp3 en pause, car l’engouement est total, on est porté par cette vague de cuissards et cuissardes qui vont du même pas et avec la même détermination. On ne sent plus la difficulté, on est en plein dedans et on ne se pose pas de questions. Le plaisir est complet.

Arrive alors une phase intermédiaire où l’entrée de la forêt s’annonce. Enfin des voies ombragées, des sentiers. Le temps au chrono en a déjà pris un sacré coup. Et de se dire qu’on a fait la moitié de la course seulement.

La suite de la stratégie est simple : reprendre rythme dans la forêt. 6 km de sentiers à travers Vélizy jusqu’à Viroflay. Ca parait simple car les montées sont terminées, mais c’est faux. La course commence vraiment ici.

La forêt : de Meudon à Viroflay à quatre pattes

C’était ici que, pour prétendre faire un temps, il faut relancer et assurer jusqu’au bout. Il n’y a plus de montée, mais des faux plats qui laissent place à des descentes parfois trompeuses. Mais rien qui justifie de marcher tout du long.

J’ai senti l’irréparable arriver : les jambes qui flanchent. J’ai ménagé le cardio pour avoir encore assez de jus, j’ai pensé à bien m’hydrater, à boire, car la chaleur a fait son effet.

A un rythme ralenti, les premiers hectomètres annoncent la couleur. Il arrive vite un moment où il n’est plus possible de courir sur 1000m d’affilée.

J’alterne marche et trot, et à partir du 12e kilomètre des débuts de crampe apparaissent au mollet droit. Je sens venir une immobilisation qui ferait qu’en cas d’arrêt, la reprise s’annoncerait terrible. Et 4 kilomètres restants à parcourir, c’est extrêmement long dans ces conditions.

Le repère se situe au niveau du passage du petit tunnel sous la nationale 118. Oui à ce stade on a fait la moitié de la forêt. Les jambes sont désormais derrière.

Les premiers véhicules de secours veulent passer, des motos (comme au tour de France), des petits quads avec des secouristes dessus. Déjà des gens arrêtés sur le côté, d’autres allongés par terre, et d’autres qui sortent de la forêt après une envie urgente (femmes compris !). Oui pour les besoins inutile de s’agglutiner devant les toilettes des ravitaillements : la forêt est parfaite pour ça. Et une ambulance de passer à pleine sirène. Là ce devait être sérieux.

Ce qui est surprenant, c’est que quand je relançais la foulée, je me mettais d’un coup à dépasser grand nombre de personnes, jusqu’à arriver au niveau d’un groupe, en me disant de rester à leur hauteur quelques centaines de mètres, pour soulager les jambes.

Un regard sur le chrono, déjà plus de 1h30, il doit rester encore plus de trois kilomètres et demi. Pas étonnant pour les jambes affaiblies : je n’ai que rarement fait des sorties longues plus que 1h30. Il ne faut donc pas négliger les sorties longues à l’entrainement pour habituer l’organisme. Une des leçons de ce Paris Versailles.

Le ravitaillement du 11e kilomètre était finalement bienvenu, moi qui avait choisi de tous les zapper. Les tables sont déjà vides mais au bout des bénévoles présentent des verres remplis de Powerade bleu, un de mes préférés, et bien frais. Je l’avale avec un bonheur à peine dissimulé, avant de finir de m’hydrater le visage avec ce qu’il me reste comme fond de gourde. Je relançais une énième fois. Maintenant c’est une sensation au genou droit (une vieille sensation revenue d’un coup) qui vient s’ajouter au tableau. Oublié les vitesses de pointe de façon définitive.

Cette fois-ci je tiens bon gré mal gré jusqu’à la sortie de la forêt. Viroflay est indiqué à 500m, mais en haut d’une nouvelle côte. A ce stade, un orchestre jazzy sur une terrasse de restaurant sera la seule source de motivation pour la gravir. Et on ressort ses classiques : marche la plus rapide possible et récupération en haut. Cette fois le cardio va s’envoler aussi …

L’entrée dans Versailles : la fin des épreuves

En haut de cette dernière difficulté s’ouvre les boulevards qui mènent au dernier rond point qui marque l’entrée de Versailles. Peut être 1000m environ, mais qui passent relativement vite à un rythme tranquille. Toujours impossible de relancer durablement, c’est l’alternance marche et trot. Mais ça avance, et je ne doute plus déjà du fait d’arriver d’une part, mais d’arriver sans s’être une seule fois arrêté d’autre part.Et de croiser, dans le jardin d’une maison, une énorme enceinte qui passait du rock bien en rythme, avec ses propriétaires qui en étaient déjà à leur quinzième bière au moins, et qui lançaient des encouragements soutenus. Mode pause pour l’Ipod encore. Idéal pour caler un rythme de foulée, qui sera perdu un peu plus loin.

L’avenue de Paris se montre à vous sous toutes ses largesses. Impressionnant. Les derniers concurrents mettent tout ce qu’il reste. Ca ne sprinte pas des masses, mais on sent les jambes de tout le monde atteints et endoloris, mais toujours en ordre de marche. Oui il y a le dernier coude au niveau de Porchefontaine, il parait inatteignable.Puis la dernière longue ligne droite.

Je tâche de maintenir le rythme de quelques personnes devant. Mais c’est délicat. Je vois leurs mollets se dessiner très fièrement à chaque fois que le pied touche le sol, comme une machine inusable. Je tâche de garder ce cap, les yeux rivés vers le bas, vers les jambes solides de ces concurrents, en me disant « moi aussi c’est encore solide » … Ne pas perdre mon regard dans les profondeurs de cette avenue, telle restait la dernière source d’énergie à aller chercher au fond d’on ne sait plus trop quoi.

Puis le passage du dernier coude, il doit rester encore 400m et la ligne est visible, avec en arrière plan le château qui se dessine. Superbe, mais éreintant à ce niveau. Il faut arriver, regarder la montre ne veut plus rien dire depuis longtemps, seules les sensations comptent. Et de haut en bas, c’est très contrasté. Visuellement magnifique, les bras et le haut du corps toujours bien alignés, pas de point de côté, rien à signaler, puis les jambes, très solides mais affaiblies, elles suivent le mouvement sans trop rechigner mais en envoyant des signaux au cerveau à chaque pas. Impossible (depuis longtemps déjà) de monter les genoux, les chaussures frottent par terre (très mauvais mais quand on n’a plus le choix …), et les mollets qui tirent. Jamais je n’ai marché / couru / trotté si longtemps. Pas étonnant.

Mais ça suit, et les photographes passés (j’en ai vu quatre), je lâche mes prédécesseurs. Je les vois s’envoler jusqu’à la ligne, d’une traite. Ils en auront fini avec classe. Je relance, allez une dernière fois si ce n’est pas trop demandé. Manière de passer la ligne sans être sur les rotules. La puce fait siffler les capteurs, mon temps sera reconnu. Ma montre indique 2h01.

Ca y est le Paris Versailles est terminé ! Le mental est encore confus, je me repasse cette forêt, comme si je ne l’avais pas vue venir. Et de constater que je n’arrive pas à m’arrêter complètement, je continue de marcher, même au delà, mécaniquement.Il ne faut pas relâcher les mollets de peur qu’ils ne subissent la crampe ultime.

Un premier sas passé pour se voir remettre un sac avec des barres au céréales Carrefour Discount, et une pomme.

Un autre ensuite pour se faire remettre une médaille (en forme d’arbre, c’était très écolo comme course), et un dernier où les bénévoles ont récupéré la puce (geste écolo encore).

La fin puis le début d’autre chose

C’est très aéré sur l’autre versant de l’avenue, à ce moment là, comme si on arrivait après la guerre. Des stands déjà sont vides.

Je me dirige vers le stand des massages, sur la droite. Je ne vois que ça pour soulager mes jambes, impossible de faire le moindre étirement à ce moment là. L’attente est très correcte, dix minutes tout au plus (c’est l’avantage de ne pas finir dans le peloton !), le temps d’échanger avec d’autres coureurs, dont un qui le faisait aussi pour la première fois.

Là on me guide vers une table, et deux jeunes étudiants en kiné se sont fait la main sur mes jambes et mes pieds pendant une dizaine de minutes. Quel bonheur !

Quelle course alors, je dois dire qu’elle est la hauteur de tout ce qu’on en a entendu. Et quel talent tous ces bénévoles qui ont abattu un boulot énorme. Superbe. Ca fait du bien de savoir qu’il y a des gens qui s’investissent pour des bonnes causes comme ça.

Les résultats :

km1 : 6’08
km2 : 5’59
km3 : 6’08
km4 : 6’17
km5 : 6’22
km6 : 6’37
km7 : 9’17
km8 : 7’33
km9 : 7’29
km10 : 6’44
km11 : 8’25
km12 : 6’22
km13 : 7’11
km14 : 9’17
km15 : 6’48
km16 : 7’53

Temps officiel : 2h01’35
Classement Total : 19975 / 20745 classés (sur 24258 inscrits)
Catégorie : 8058 / 8176
Sexe : 15720 / 16068.

Si vous avez bien compté, les temps ne sont pas raccords avec le total.
Côté mesures, j’ai en effet été surpris que le GPS de l’Iphone a été plus précis que le podomètre de ma montre. Le Garmin a donc enregistré 16.8 km, contre 16.2 km pour l’app Endomondo (très pratique avec la voix qui vous donne à l’oreille chaque temps passé par kilomètre, et très honorable surplus de 200m seulement de plus sur une telle distance, forêt incluse !). Je pense que le Garmin a été trompé par les foulées raccourcies à des vitesses de marche trop nombreuses pour qu’il puisse garder la précision nécessaire. Je l’avais calé pour une allure moyenne de 10 km/h, rien à voir avec le simili running à 7 km/h de moyenne ! D’ailleurs il était au poil dans la montée des gardes, c’est dans la forêt qu’il a commencé à pêché, comme moi.

J’avais mis en marche le GPS Endomondo, fidèle dans mes sorties, deux minutes avant le départ, mais il a bien chronométré et mesuré la distance !

On voit bien ici le relief faire son effet sur le rythme de la course !

Donc en effet pour la prochaine fois je ne pourrai que progresser !

Mes axes de progression :
- Renforcement musculaire des jambes, les fractionnés à la piscine n’auront pas suffi sur le dernier mois ;
- Sorties longues à intégrer pour habituer l’organisme aux sorties des plus de 1h30
- S’hydrater suffisamment avant l’épreuve. Au moins 1l / 1l5 pour éviter les crampes.
- La régularité, toujours.

Les jours d’après les sensations étaient là : la douleur du genou, qui s’estompera très vite au bout de deux jours, et les courbatures qui elles aussi passeront bien vite. Du top shape en milieu de semaine pour reprendre la suite des événements.

La vidéo : la course vue de l’intérieur :

- Les échauffements au stade Emile Anthoine
- Le départ de la course élite
- Le départ vu du sas
- Les premiers kilomètres
- La côte des gardes
- L’arrivée sur l’avenue de Paris à Versailles
J’ai zappé la partie dans la forêt, trop concentré sur la course et les difficultés ;-)