Reprise de la course à pied

RunningAprès plusieurs semaines d’arrêt, pour cause de fracture de Jones (officiellement), qui a paralysé mon pied gauche durant un mois, j’ai rechaussé les running lundi.

Comme gérer cette sensation de manque malgré une douleur encore un peu présente? Pourquoi ressent on ainsi un besoin quasi vital d’aller courir ? Comment se sent on après ? Qu’est ce que ça apporte ?


Je me suis toujours demandé ce qui pouvait créer un tel sentiment de manque, celui de la foulée, de l’effort de poussée, du plaisir d’écouter sa respiration, et d’être dehors.

Avec 10 degrés au thermomètre, et surtout après une longue abstinence, mon corps m’a fait comprendre qu’il fallait ressortir. Je ne pouvais pas lutter. Le temps était parfait et je disposais juste du temps nécessaire.

La dernière fois que j’ai enfilé les runnings, c’était le 28 novembre dernier. Autant dire que depuis, mes jambes ont bien perdu, et mon souffle aussi. Je n’en suis pas encore au point de côté, mais tout ceci est à surveiller comme une vieille auto qu’on remet en route.

Je tiens quand même à rendre hommage à mon matériel Garmin, qui a tenu jusqu’à ce jour, et en parfait état de marche, après trois mois dans le placard, sans que les piles se déchargent. Le podomètre et la ceinture m’ont bien suivi sur ces modestes 4 kilomètres.

Dès les premières foulées, j’ai senti tout se mettre en ordre de bataille. Le souffle s’installe, le pied déroule (malgré la fracture qui m’a laissé des sensations), les jambes poussent. La première petite montée en faux plats ne me fait que monter légèrement le rythme cardiaque. Mais très vite je le vois vite atteindre 90% du maximum … Aïe aïe. Pourtant je ne vais pas vite.

J’ai poursuivi jusqu’à une montée plus sérieuse. Ici les 100% ont été atteints. Je l’ai faite en deux fois, avec un RC de 205 presque dépassé, là où – si je suis bien « entrainé », je la grimpe à pas plus de 185 en une seule fois.

Cela valait bien un post.

Ensuite, j’ai bien écouté mes sensations et mon pied s’est un peu réveillé. Paradoxalement, j’étais dans un état d’esprit que si je devais le sacrifier pour cette sortie là, je l’aurais fait. Du masochisme à l’état pur, d’autant que l’autre pied aussi a révélé des sensations. C’est à n’y rien comprendre.

Ce sont des choses qui me dépassent, mais ensuite mon mental a de nouveau atteint une phase de stabilité.