Sortie Fartlek dans le 92

Beau soleil en cette journée d'hiver

Beau soleil en cette journée d’hiver, au Parc de Sceaux. Admirez l’arc en ciel rayonner de cette fontaine !

 

Aujourd’hui, sortie longue prévue dans un timing hyper serré. Entre 13h30 et 16h30, impératif de sortie effectuée, retour maison et lavé séché habillé pour un rendez-vous personnel à 17h. Les après midi passent vite. Et donc, j’ai décidé, une fois déguisé en coureur, de prendre à droite en bas de chez moi, de me lancer sur la coulée verte pendant 1h30, tout droit. Pour le retour, je me débrouillerai avec la carte Autolib.

Malgré le beau soleil et la température parfaite (oui : 8 degrés est parfait pour faire une sortie longue), c’est sûrement à cause du moral bas que la machine a eu du mal à se mettre en marche.

La coulée verte commence au niveau de Châtillon, après le pont du métro et de la SNCF. Un petit chemin qui sillonne les habitations.

Le chemin traverse les bureaux et les habitations récentes de Châtillon au début. (c) Wikipedia

Très vite, je me rends compte que ça grimpe quand même pas mal. Le rythme est pourtant cohérent, pas plus de 180 battements. Mais ne perdons pas l’objectif : aller tout droit.

30′ et première pâte de fruits. Ca servira pour après, et ça permet de faire une pause. La coulée – portant bien son nom – continue de zigzaguer entre les rues et la voie de chemins de fer en contre bas. A cette heure-ci il n’y a pas beaucoup de monde.

Mon moral me dit que je vais avoir du mal à continuer. En plus je n’ai pas de plan B pour rentrer, et j’ai des obligations après. En d’autres termes : « Qu’est ce que je fous là ? »

Mes jambes me disent le contraire. Je n’ai pas encore le souffle coupé mais ça tient bien.

Des passerelles en veux tu en voilà, pour traverser les cités. (c) Wikipedia.

Les kilomètres, comme les minutes, défilent, et je traverse toutes sortes de paysages, sur un chemin finalement pas large mais suffisant pour aller de l’avant.

A l’entrée de Sceaux, les choses sérieuses commencent. A un rythme d’escargot, déjà 45 minutes sont passées.

Je perds le fil de la coulée verte, avant de la retrouver. Contournement par le sud du parc de Sceaux. Entrée dans le parc. Une heure.

Encore une demi heure par rapport à l’objectif, non pas à « tenir« , mais à « se promener ». Le moral va mieux. Les jambes tirent mais je ne force pas. Je fais des haltes. Je contemple. Je médite. Et je me dis que c’est bien la première fois que je me rends au parc de Sceaux à pied. C’est la même impression que lorsque j’avais bouclé le Paris Versailles en 2011 en me disant que j’avais fait tout le chemin à pied, même dans un sale état.

Le bassin principal du parc de Sceaux fait bien ses 2 km si on le contourne

Le bassin principal (photo) va être le point final à cette sortie.

1h25 en tout, je sens les articulations de mes jambes siffler un peu, mais mes jambes tirent de moins en moins au gré de ces sorties à rallonge. J’ai pu cette fois m’étirer à peu près correctement, avant de constater que les stations Autolib étaient désertes.

Et là, je me suis dit : « Mais qu’est-ce que tu fous là ? » en constatant que je n’avais même pas pris un centime pour revenir en RER ou en bus.

Le résumé de la sortie : 

Les variations d’altitude sont bien visibles sur la première heure, attestant des innombrables montées et descentes qui tracent la coulée verte. Cliquez pour agrandir.