La réforme du statut Autoentrepreneur : impact pour les profs de yoga

Ah la belle histoire … Avec le retour de la gauche au pouvoir, en plus de sujets hyper sensibles comme les retraites, voici que le gouvernement Ayrault revient sur le statut Auto entrepreneur initié sous l’ère Sarkozy. Quels sont les impacts pour nous, profs de yoga, et qui aimons utiliser ce régime fiscal allégé ?

La ministre de l’Artisanat, Sylvia Pinel, à l’Assemblée nationale le 16 avril 2013 (Photo Martin Bureau. AFP)

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour nous autres, modestes professeurs de yoga, qui avons vu là « le » moyen d’exercer officiellement et sans prise de tête; ce changement de statut ne devrait pas trop modifier nos habitudes.

D’abord, de ce que j’ai compris, cette réforme vise d’abord à combattre les abus rencontrés dans certains métiers de l’artisanat, où des emplois ont été éradiqués, pour mieux « réembaucher » ces travailleurs qui passent soudain en statut autoentrepreneur. De fait, ils ne sont plus soumis aux mêmes charges, et deviennent encore plus corvéables et malléables, car ils ne sont plus liés par un contrat de type CDD ou CDI. En clair, ils coûtent moins chers, peuvent se faire virer encore plus facilement, et fournissent le même travail. Le beurre et l’argent du beurre. Combien d’abus de travail dissimulé ont été recensés par l’inspection du travail dans la restauration, le bâtiment, et même dans certains services ?

De fait, la réforme entend reprendre la vocation initiale de ce statut autoentrepreneur, en limitant désormais sa durée à deux ans si un seuil déclaré de 19000€ par an pour les services (donc pour nous profs de yoga), est dépassé. Ainsi, cela prétend qu’il n’y ait plus de contrat déguisé possible sur une longue durée. Au delà de ces deux ans, si l’activité est avérée pour l’autoentrepreneur, il changera de facto de statut, et paiera plus de charges, ne nous voilons pas la face.

Et là, de deux choses l’une : soit l’activité devient réelle, rentable, et cela « vaut le coup » de passer en petite entreprise. Apparemment, seuls 5% des autoentrepreneurs ont passé ce cap depuis son instauration, ce qui est faible, et est révélateur d’une certaine réalité concernant ce statut. Soit elle ne l’est pas, voire nulle (0€ de CA déclaré, et cela concerne pas mal de monde !), auquel cas ce statut n’a plus aucune utilité.

Pour nous autres profs de yoga, il semble que nous soyons entre les deux, car peu de profs travaillent exclusivement sous ce statut, ou alors peu de profs ont une activité principale de prof de yoga, déclaré sous ce statut.

Cela ne changerait donc rien pour nous, dans la mesure où on envisage cette activité comme un revenu complémentaire.

A lire :

http://www.liberation.fr/economie/2013/06/12/le-gouvernement-presente-sa-reforme-du-regime-de-l-auto-entrepreneur_910286